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La Fontaine.

(Unter den neuern Fabeldichtern macht. Jean de lø Fontaine, geboren 1621, gestorben 1695, dadurch Eroche, daß er die freiere Erzählungsmanier einführte, welche die dsopische Fabel nicht mit der ihr ursprünglich eigenen ungeschmückten Kärze vortrågt, sondern sie durch mannichfaltige Annehmlichkeiten der Dichtkunft verschönert. Ihm gelang diese Manier ungemein, und verschaffte seinen Fabeln, nicht nur bei seiner Nation, sondern auch bei Ausländern, klassischen Rang. Ihn ganz zu verstehen, und das Eigene seines launigen und naiven Tons völlig zu fassen, muß man die von Coste gegebenen Erklärungen der von ihm so oft ges brauchten alten, zum Theil veralteten, Wörter und Redensarten, oder des sogenannten Stile Marotique, zu Rathe zie hen.)

LE RENARD ET LA CICOGNE.

Compere le Renard fe mit un jour en frais,
Et retint à diner commere la Cicogne.
Le regal fut petit, et fans beaucoup d'apprêts;
Le Galant pour toute befogne

Avoit un brouet clair, (il vivoit chichement.)
Ee brouet fut par lui fervi fur une affiette,

Pignotti. La Fontai

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C

La Fontai: La Cicogne au long bec n'en put attraper miette;
Et le drôle eut lapé le tout en un moment.
Pour fe venger de cette tromperie
A quelque tems de là la Cicogne le prie.
Volontiers, lui dit-il; car avec mes amis
Je ne fais point cerémonie.
A l'heure dite il courut au logis
De la Cicogne fon hôteffe,
Loua très fort fa politeffe,
Trouva le diner cuit a point.
Bon apétit furtout; renards n'en manquent point.
Il fe rejouiffoit à l'odeur de la viande,

Mise en menus morceaux, et qu'il croyoit friande.
On fervit, pour l'embaraffer,

En un vafe à long col, et l'étroite embouchure.
Le bec de la Cicogne y pouvoit bien paffer,
Mais le mufeau du Sire étoit d'autre mesure.
Il lui falut à jeun retourner au logis,
Honteux comme un Renard qu'une poule auroit
pris,

Serrant la queue, et portant bas l'oreille.

Trompeurs, c'eft pour vous que j'ecris;
Attendez-vous à la pareille.

LA CIGALE ET LA FOURMI.

La Cigale ayant chanté

Tout l'été,
Se trouva fort dépourvue,
Quand la bife fut venue
Pas un feul petit morceau
De mouche ou de vermiffeau
Elle alla crier famine
Chez la fourmi fa voifine,
La priant de lui prêter

Quel

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La Motte.

(Houdart de la Motte, geboren 1672, geftorben 1731, ein fruchtbarer, und in verschiedenen Gattungen nicht uns glücklicher Dichter, dessen Fabeln jedoch weit weniger Beifall erhielten und verdienten, als die Lafontänischen. Denn feine Schreibart entfernt sich allzusehr von der åforischen Einfachheit, von der phådrischen Eleganz, und von der eins nehmenden, treuherzigen Gefälligkeit feines berühmten Vorgångers unter den Franzosen. Kunst und absichtlicher Prunk mit gelehrten Kenntnissen und Anspielungen schimmern darin zu sehr hervor. Auch gelangen ihm seine eignen Erfin dungen nur selten.)

L'HOMME INSTRUIT DE SON DESTIN.

Un homme avoit un jour obtenu du Deftin,
Que de fon avenir il lui fit confidence.
Au livre de la providence

Il lut donc tout fon fort, fes progrès, et fa fin.
Parmi de menus faits, de grandes avantures
Se déployerent à fes yeux.

La Fontals

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La Motte..

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La Motte., Il devoit être Roi, puiffant et glorieux,
Et puis captif, et puis mourir dans les tortures.
Ces révolutions font le plaifir des Dieux.
De tous ces objets quelle idée
Occupe deformais mon pauvre curieux!
Sa mort le fuit par tout, fon ame intimidée
La fouffre à toute heure, en tous lieux.
Le Roi futur, que la frayeur confume,
Se voit dans fon affreux chagrin,
Efclave comme Montezume, a)

Grillé comme Guatimofin. b)

Ah, par pitié, grands Dieux, ôtez-moi cet image,
S'écria-t-il. Ses voeux font exaucés,

1

ne voit plus la mort ni l'esclavage;
Dans fon efprit ce font traits effacés.
Le voilà donc qui voit en perspective
Le fceptre abfolu qui l'attend:
En eft-il mieux? le croyez vous content?
L'impatience la plus vive

Lui fait un fiécle d'un inftant.

Quelque faveur que le ciel lui deploye,
Tout eft infipide pour lui;

Où les autres mourroient de joye
Ce Roi fut féché d'ennui.

Ciel, cria-t-il encor, retranchez les années
Qui me feparent de mon bien,
Hâtez mes grandes destinées;
Hors de-là je ne goûte rien.
Ca, dit le fort, malgré ton imprudence
Je ferai mieux que tu ne veux.
C'en eft fait tu va être heureux;
Je te rends à ton ignorance.

Bon lot! bien à propos tout homme en fut pourvû;

Sans cela notre impatience
Feroit un mal d'un bien prévû

Et le mal nous tueroit d'avance.

4) Empereur de Mexique, fait prifonnier par Fernand Cortez Espagnol, qui conquit fon royaume.

b) Succeffeur de Montezume qu'on mit fur un brafier, pour lui faire avouer, où étoit fon or

Le

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