Le père Lacordaire, étude historique et biographique

Portada
Lefort, 1865 - 230 páginas
 

Comentarios de la gente - Escribir un comentario

No encontramos ningún comentario en los lugares habituales.

Páginas seleccionadas

Términos y frases comunes

Pasajes populares

Página 136 - C'est fini, c'est à jamais fini, et telle est l'histoire de l'homme dans l'amour. Je me trompe, Messieurs, il ya un homme dont l'amour garde la tombe ; il ya un homme dont le sépulcre n'est pas seulement glorieux, comme l'a dit un prophète, mais dont le sépulcre est aimé. Il ya un homme dont la cendre, après dix-huit siècles, n'est pas refroidie; qui chaque jour renaît dans la pensée...
Página 137 - Il ya un homme poursuivi dans son supplice et sa tombe par une inextinguible haine, et qui, demandant des apôtres et des martyrs à toute postérité qui se lève, trouve des apôtres et des martyrs au sein de toutes les générations. Il ya un homme enfin, et le seul, qui a fondé son amour sur la terre, et cet homme, c'est vous, ô Jésus!
Página 140 - Un jour, au détour d'une rue, dans un sentier solitaire, on s'arrête; on écoute, et une voix nous dit dans la conscience : Voilà Jésus-Christ. Moment céleste, où, après tant de beautés qu'elle a goûtées et qui l'ont déçue, l'âme découvre, d'un regard fixe, la beauté qui ne trompe...
Página 197 - Rentré de l'école ou du collége, il lui fallait porter le pain chez les clients, se tenir dans la chambre publique avec tous les siens, et subir dans ses oreilles et son esprit les inconvénients d'une perpétuelle distraction. Le soir, on éteignait la lumière de bonne heure par économie, et le pauvre écolier devenait ce qu'il pouvait, heureux lorsque la lune favorisait par un éclat plus vif la prolongation de sa veillée. On le voyait profiter ardemment de ces rares occasions. Dès les deux...
Página 55 - Quand elle se fut écoulée, nous revînmes seuls, dans l'obscurité, le long des quais. Sur le seuil de sa porte, je saluai en lui l'orateur de l'avenir. Il n'était ni enivré ni accablé de son triomphe; je vis que pour lui les petites vanités du succès étaient moins que rien, de la poussière dans la nuit.
Página 53 - Paris ne permettant pas alors aux prêtres de porter leur costume) ; sa taille élancée , ses traits fins et réguliers, son front sculptural, le port déjà souverain de sa tête, son œil noir et étincelant , je ne sais quoi de fier et d'élégant en même temps que de modeste dans toute sa personne , tout cela n'était que l'enveloppe d'une âme qui semblait prête à déborder , non-seulement dans les libres combats de la parole publique , mais dans les épanchements de la vie intime.
Página 117 - ... 0 murs de Notre-Dame, voûtes sacrées qui avez reporté ma parole à tant d'intelligences privées de Dieu, autels qui m'avez béni, je ne me sépare point de vous; je ne fais que dire ce que vous avez été pour un homme et m'épancher en moi-même au souvenir de vos bienfaits, comme les enfants d'Israël, présents ou en exil, célébraient la mémoire de Sion. Et vous, messieurs, génération déjà nombreuse en qui j'ai semé peut-être des vérités et des vertus, je vous demeure uni pour...
Página 197 - Drouot s'était senti poussé à l'étude des lettres par un très-précoce instinct. Agé de trois ans , il allait frapper à la porte des Frères des Écoles chrétiennes, et, comme on lui en refusait l'entrée parce qu'il était encore trop jeune, il pleurait beaucoup. On le reçut enfin. Ses parents, témoins de son application toute volontaire, lui permirent, avec l'âge, de fréquenter des leçons plus élevées, mais sans lui rien épargner des devoirs et des gênes de leur maison. Rentré...
Página 182 - Cependant le vieillard devenait pensif et triste ; il ne pouvait croire que ce fût là Venise, cette Venise de sa jeunesse qui l'avait tant ému; et, comprenant que c'était lui seul qui n'était plus le même, il livra aux brises de la mer qui le sollicitaient en vain cette parole mélancolique : « Le « vent qui souffle sur une tête dépouillée ne vient d'aucun rivage heu...
Página 98 - Église à cet auditoire, c'est, au fond, toujours de vous que j'ai parlé; mais, enfin, aujourd'hui plus directement, j'arrive à vous-même, à cette divine figure qui est chaque jour l'objet de ma contemplation, à vos pieds sacrés que j'ai baisés tant de fois, à vos mains aimables qui m'ont si souvent béni, à votre chef couronné de gloire et d'épines, à cette vie dont j'ai respiré le parfum dès ma naissance, que mon adolescence a méconnue, que ma jeunesse a reconquise, que mon âge...

Información bibliográfica