Histoire critique de la philosophie, Volumen1

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Página 204 - Les sciences ont deux extrémités qui se touchent: la première est la pure ignorance naturelle, où se trouvent tous les hommes en naissant. L'autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu'ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d'où ils étaient partis; mais c'est une ignorance savante qui se connaît.
Página 121 - PHILOSOPHU. i}u'on voyoit. De là vint le culte religieux qu'on rendit aux Aftres, & par cet enchaînement que les erreurs ont entr'elles, l'Aftrologie, Science vaine & ridicule, mais qui flatte les deux paffions favorites de l'homme, fa crédulité, en lui promettant qu'il percera dans l'avenir ; & fon orgueil, en lui infinuant que fa deftinée eft écrite dans le Ciel. Quoique les Chrétiens des premiers fiécles...
Página vii - ... c'eft en un mot de fuivre & de démêler ce prodigieux amas de vérités & d'erreurs , qui font parvenues jufqu'à nous, & qui jettent encore les plus éclairés dans une forte de Pyrrhonifme...
Página 227 - Ju- tur. 1. i. piter l'a ainfi ordonné: tout au contraire, ce qui arrive eft une dépendance certaine & liée de ce qui eft arrivé auparavant. Il ya un ordre inviolable duquel tous les événemens ne peuvent manquer de s'enfuivre, & qui ne fert pas moins à la beauté, qu'à l'affermifTement...
Página 321 - Nature, quel qu'il foir,refte toujours voilé à nos yeux. Qu'eftce que les hommes peuvent donc faire de mieux , dans cette ignorance profonde où ils font tous plongés , que de conformer & leurs projets & leurs...
Página 133 - 'accrut d'une infinité de manieres , furtout en paflant par les mains des Egyptiens & des Grecs. Ces deux peuples oferent en faire une Science dans les formes, accompagnée d'un long détail de règles & de préceptes : & ce qui paroîtra du moins auffi extraordinaire , tout le monde fe réunit pour regarder cette Science comme quelque chofe de fërieux.
Página 286 - Univers ; mais fî vous avez, le bonheur de le connaître, gardez. - vous bien d'en parler au Peuple. Tout cela rendoit de plus en plus le fecours des Fables néceflaire.
Página 234 - Obfervateurs de la Nature, difcouroient à pure perte. On eft perfuadé que les germes de tous les corps organiques * ont été produits au commencement du Monde , ëc qu'il n'ya eu dans la fuite que des developpemens fucceflîrs , fuivant l'ordre & les befbins de la Nature.
Página 301 - ... dans la bouche un œuf. Il ya apparence que, préfomptueux comme étoient les Egyptiens, ils vouloient faire entendre que toute la Terre appartient à l'homme , & qu'elle n'eft fertile que pour fes befoins : les Phéniciens au contraire plus retenus, fe contentoient de montrer que fi l'homme a fur les chofes...
Página 349 - L'orateur romain ajoute que Platon étant venu en Italie pour converfer avec les difciples de Pythagore , approuva tout ce qu'ils difoient de l'immortalité de l'âme , & en donna même une forte de démonftration qui fut alors très-ap-» plaudie : mais il faut avouer que rien n'eft plu» frêle que cette démonftration , Si qu'elle part d'un principe fufpedt.

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