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GRANDPRE

-LUCAS – TOURNEFORT- KNOLLES.

their enjoyments, as well as wit and learn- on neglige beaucoup cette plante, et on ne ing; but, for my own part, I confess I could prend aucun soin de la cultiver."—Lucas. never bring myself to envy the repose of slaves, or to dignify insensibility with the name of happiness.”—VOLNEY.

[Glazed Windows at Teflis.] “In the Palace at Teflis, there were“ win

dows glazed with great squares of blue, yel[Superstitious Offerings.]

low, grey, and other coloured glasses. The “They burn before the image of the god ceiling consists of compartments of gilded

leather.”—TOURNEFORT. a great quantity of cocoa oil in a multitude of small lamps; they present it with offerings of fruits, milk, grain, oil, and flowers ; at each offering a number of little bells,

[Ambassador's Chamber.] fastened to a machine of wood in the form

The walls of the apartment in which Seof a triangle, are rung: this noise is agree-lymus II. received the Imperial ambassaable both to the god and to the multitude ; sadors, were " painted and set out in most and whoever by his present has merited the

fresh and lively colours by great cunning, favour of the bells, pays for it a sum of mo

and with a most delicate grace, yet use they ney for the benefit of the Brahmins.”

neither pictures, nor the image of anything GRANDPRÉ.

in their painting.”—KNOLLES.

SELYMUS II. received the Ambassadors [The Papyrus.]

sitting upon a pallat, which the Turks “ La plante que les Egyptiens nomment

call Mastabe, used by them in their chamBerd et les Grecs et les Latins Papyrus, carpets of silk, as was the whole floor of the

bers to sleep and to feed upon, covered with croît sur les rivages du Nil

, et pousse une

chamber also.”—Ibid. tige haute ordinairement de neuf ou dix pieds. Le tronc est composé d'un trèsgrand nombre de fibres longues et droites, qui produisent de petites fleurs ; les feuilles [Music as an Accompaniment.] ressemblent a la lame d'une épée; ou s'en

To accompany the dancers and singers, tenir les plaies ouvertes, et la cen

they generally use the dolé and tamtam, by dre des tiges guerit celles qui ne sont pas occasionally striking or rubbing them with invéterées. Les anciens tiroient la moelle their fingers; flutes of different sorts ; small de la tige de cette plante pour en compo- cymbals that are frequently made of silver, ser une colle blanche, dont ils faisoient le and the bain or vina, a stringed instrument, papier, sur lequel ils écrivoient, a peu près which is played upon in the same manner comme nous le faisons aujourd'hui avec du

as the guitar, but is larger and has greater vieux linge, avant que l'usage de l'agricul

powers.”—CRAUFURD. ture fut connu en Egypte, cet arbre servoit à la plus grande partie des usages de la vie. Ou se nourrissoit de cette plante; ou en faisoit des habits, des bâteaux, des ustanciles

[Turkish Calls to Prayer.] de ménage, des couronnes pour les dieux, “ Les Turcs sont avertis cinq fois par et des souliers pour les prêtres; mais à pre- jour de venir a la prière, et ceux qui le sent que des inventions plus commodes ont

peuvent se mettent alors en état d'aller à la été substituées à la place des anciens usages, | Mosquée de leur paroisse, après s'être la.

sert pour

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vez, dans les fontaines qui en sont proche, les pieds et les bras, jusqu'au coude, et

[Le Baûme Blanc.] ensuite le visage, la tête, les oreilles, le col, Je ne dois pas oublier parmi les autres et les parties que la pudeur defend de nom- choses précieuses qui viennent de l'Arabie mer. Ils laissent leurs babouches à la porte en Egypte, le baûme blanc qu'on porte de et entrent nuds pieds, levent les yeux en la Mecque, et dont on fait un assez grand haut, portant les mains vers leur turban et debit. Je parle de celui qui est de la sefont une inclination du coté de la niche, conde et troisième goutte; car pour celui puis baissant la vûë, ils vont se mettre à qui est de la première il est reservé pour la genoux et baisent trois la terre.

Lors- Grand Seigneur et pour l'usage du serque l'Iman commence la prière, ils ont rail, et il est defendu très-expressement tous les yeux tournez vers lui, font plu- d'en vendre, sous quelque pretexte que ce sieurs inclinations, et recitent tout bas leurs soit. On appelle baûme de la première oraisons, avec un silence et une modestie goutte, celui qui coule naturellement de qui devroient faire honte aux Chrétiens ; | l'arbre qui le porte; au lieu que pour avoir lorsque les hymnes de l'office sont finis, ils celui de la seconde, on est obligé de frotter mettent les deux mai la ceinture, s'in- | le tronc de l'arbre avec de l'huile, et d'emclinent jusques a terre, et répetent à haute ploier même d'autres secrets pour avoir cevoix et a plusieurs reprises ces mots, Sa- lui de la troisiéme, ce qui le rend moins pur, ban-alla, c'est a dire, · Mon Dieu aiez pitié et par consequent moins precieux."— Ibid. de nous, nous sommes des pécheurs,' et redoublant ensuite leurs prosternations ils prononcent fort vive ces trois mots, Illah, Illa Allach, qui sont les noms qu'ils don

[Le Talisman.) nent au Souverain Estre. Ils font ces in- “ Dans le château de vieux Caire. Mon clinations et répetent ces mots avec tant de guide me conduisit par tout; mais ce qui vivacité et tant de mouvement, qu'ils en me fit plus de plaisir, c'est qu'il voulut bien écument quelquefois et tombent a terre, en me mener dans l'endroit où avoit été le disant Hou. Ils recitent ensuite plusieurs Talisman, qui, suivant le tradition du païs, autres oraisons et finissent la prière, en dis- retenoit le Nil dans son cours ordinaire. ant tous ensemble Amin, Amin. Il faut On m'aprit de quelle sorte il avoit été renavoüir que ces gens sont a plaindre, car ils

Il y a environ soixante ans qu'un sont dans leurs Mosquées d'une manière Venetien insinua à un Pacha, qui avoit très dévote ; ils n'ont les yeux atachez que beaucoup de confiance en lui, qu'il y avoit sur l'Iman ou sur l'Alcoran ; ils observent dans ce lieu un tresor considerable, l'assuun grand silence, et on ne les entend ja- rant qu'il avoit souvent entendu près de la mais parler les uns aux autres ; ils n'osent porte de fer, qui en fermoit l'entrée un ni tousser ni cracher, et si le besoin les y grand bruit, comme de gens qui remuoient constraint quelquefois, ils le font avec leur de l'argent. Il n'en fallut pas davantage mouchoir sur la bouche d'une manière si pour exciter la curiosité du gouverneur modeste, que

leurs voisins ne s'en aperçoi- qui etoit extrêmement avare; il fit enfonvent pas. Ils sortent ensuite de la Mos- cer la porte avec des machines, et dès que quée, avec le même recuëillement, et se re- l'ouverture en fut faite, on vit tomber en tirent chez eux.”—Paul Lucas, Voyages, poussière un grand homme noir qui tenoit 8c.

un balai à la main : c'etoit le talisman, qui empêchoit que le sable et le limon ne s'arrêtassent dans le cours oriental du Nil, tresor plus estimable pour ce quartier de l'Egypte, que l'or et l'argent."-Ibid.

verse.

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QUINTIN CRAUFURD— PAUL LUCAS.

some have curls that hang before and be[Oriental War Instruments.]

hind the ears. They wear bracelets on their “ Tue musical instruments used in war arms, rings in their ears, on their fingers, are a kind of great kettle drum, which is their ankles and toes, and sometimes a carried on a camel, and sometimes on an small ring on one side of the nostril." — elephant; the dolé, a sort of long narrow Ibid. drum, that is slung round the neck of the person who beats it; the tamtam, a flat drum, resembling a tabor, but larger and

[Mecca.] louder; the talan or cymbal ; and various “ La ville de la Meque est située entre sorts of trumpets. But instead of the trum- deux hautes montagnes, et plusieurs autres pet, the mountaineers and inhabitants of moins elevées, d'ou l'on a tiré la pierre pour the woods use a horn, and those on the sea- la batir ; c'est une espéce de marbre noir, coast sometimes a large conch-shell.” parmi lequel on en trouve quelquefois de Quintin CRAUFURD's Sketches relating to

blanc ; les maisons y ont quatre ou cinq the History, Religion, Learning, and Man- étages et sont fort bien entenduës; on y ners of the Hindoos.

trouve de beaux magasins, ou l'on enferme les marchandises qu'on y aporte de differens lieux. Les rües sont fort étroites ; mais

c'est un usage universel dans tous ces pais [Women's Dress.]

pour se garantir de l'ardeur du soleil. Elle “The dress of the women varies a little, tire beaucoup de fruits et de raisins d'une but not materially, and the distinction, as vallée délicieuse qui est à quatre lieuës deamong the men, consists chieflly in the fine- | là, et on assure que ce sont les meilleurs ness of the cloth, and the number and value raisins du monde. Cette ville est arrosée of their jewels. They in general wear a d'un grand nombre de fontaines, l'aquedue close jacket, which only extends downwards qui les y conduit est voûté par tout, afin to cover the breasts, but completely shews que l'eau y conserve sa fraîcheur et ne ditheir form. It has tight sleeves that reach minuë pas par l'ardeur du soleil ; cepenabout half way from the shoulders to the dant le peu de soin qu'on a de la reparer, y elbow, and a narrow border round all the forme quelques trous par où se glissent pluedges, painted or embroidered in different sieurs serpens, dont il y en a quelques-uns colours. A piece of white cotton cloth, d'une grandeur prodigieuse; mais ils n'ont wrapped several times round the loins, and pas, ainsi que dans tous le paîs chauds, falling down over the legs almost to the an- beaucoup de venin ; ils sont même si peu kle on one side, but not quite so low on the mal-faisans qu'on les touche sans danger, other, serves as a petticoat. A wide piece et plusieurs charlatans en aprivoisent pour of muslin is thrown over the left shoulder, amuser le peuple." - Paul Lucas, Voywhich, passing under the right arm, is ages, g-c. crossed round the middle, and being fastened, by tucking part of it under the piece of cloth that is wrapped round the

[Medina.] loins, hangs down to the feet. They some- “ MEDINA grande et belle ville, située times lift one end of this piece of muslin, dans une plaine admirable. Cette plaine est and spread it over the head to serve as a arrosée de divers canaux, environnez d'arhood or veil. The hair is commonly rolled bres, dont la verdure fait un effet d'autant up into a knot or bunch towards the back plus agreable, que tous les lieux d'alentour of the head, which is fastened with a gold n'offrent qu'un país desert et depoüillé de bodkin: it is ornamented with jewels, and toutes sortes d'ornemens. Les habitans de

QUINTIN CRAUFURD - TOURNEFORT.

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ce lieu enchanté sont extrêmement polis, et which is fine as silk, naturally curled in les dames y sont à ce qu'on assure, les plus locks of eight or nine inches long, is worked belles de l'univers. On est étonné, en re

up

into the finest stuffs, especially camlet : venant de la Meque, qui n'est qu'a dix but they do not suffer these fleeces to be journées delà, et ou le paîs et les habitans exported unspun, because the country peosont noirs et bassanez, de trouver ici un ple gain their livelihood thereby. Strabo paîs riant et des hommes blancs comme dans seems to have spoken of these fine goats : les climats les plus temperez de l'Europe. • In the neighbourhood of the river HaAussi n'y a-t il pas dans l'Asie de séjour lys,' says he, they breed sheep, whose plus délicieux, ni de ville mieux bâtie que wool is very thick and soft ; and besides, celle de Medine."-Ibid.

there are goats, not to be met with anywhere else. However it be, these fine

goats are not to be seen only within four or [Oriental Dress.]

five days' journey of Angora and Beibazar;

their young are degenerate if they are carIn the ears, which are always exposed, ried farther. The thread made of this goats' all the Hindoos wear large gold rings, orna

hair is sold from four to twelve or fifteen mented according to their taste or means, livres the oque, there are some sold even with diamonds, rubies, or other precious for twenty or twenty-five crowns the oque; stones.

but this is only made up into camlet for the “ The lower classes seldom wear any use of the Grand Seignior's seraglio. The thing but a turban on their heads, a piece workmen of Angora use this thread of goats' of coarse cotton cloth round their middle, hair without mixture, whereas, at Brussels and instead of slippers, used sandals." they are obliged to mix thread made of Quintin CRAUFURD, ut suprá.

wool, for what reason I know not. In England they mix up this hair in their perriwigs,

but it must not be spun.” — TOURNEFORT. [The Jama.] “ Persons of high rank sometimes wear

[The Spirits of the Kooroo Chiefs.] above the jama a short close vest of fine worked muslin, or silk brocaded with small “ The ancient chief then shouting with a gold or silver flowers, and in the cool sea- voice like a roaring lion, blew his shell to son, of shawl. On days of ceremony and raise the spirits of the Kooroo chief, and rejoicing, they wear rich bracelets on their instantly innumerable shells and other wararms, jewels on their turbans, and strings like instruments were struck up on all sides, of pearls round their necks, hanging down so that the clangour was excessive. At this upon the breast. On their feet they wear

time Kreeshna and Arjoon were standing slippers of fine woollen cloth, or velvet, in a splendid chariot drawn by white horses. which frequently are embroidered with They also sounded their shells, which

were gold or silver; and those of princes, at great of celestial form : the name of the one which ceremonies, even with precious stones.”- was blown by Kreeshna was Panchajanya, Ibid.

and that of Arjoon was called Deva-datte. The Prince of Kaser of the mighty bow,

Veerata, Satyaker, of invincible arm, and [Angora Goats.]

all the other chiefs and nobles blew also “ They breed the finest goats in the their respective shells, so that their shrillworld in the champaign of Angora. They sounding voices pierced the hearts of the are of a dazzling white; and their hair, | Kooroos, and re-echoed with a dreadful

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SIR W. JONES - RICAUT– QUINTIN CRAUFURD.

noise from heaven to earth." — BHAGVAT GEETA.

“ Some, instead of the cloth hung over the shoulder wear a jama, or long muslin

robe, neatly shaped to the upper part of the [The Valley of Bavan.]

body, falling very full from thence, and exA vast desert, named Noubendigan

tending so low as almost entirely to cover which embraces Persia on the north, divides

the feet. A muslin sash is wrapped round it from Khorasan, or, The Province of the the waist, the ends of which are generally Sun. On the border of this desert is the ornamented with a worked border and beautiful valley of Bavan, often alluded to fringe.”—Quintin Craufurd, ut suprá. by the Arabian poets, which is reckoned one of the four Paradises of Asia ; the other three are, the vale of Damascus, the banks of the river Obolla, and the plain of Sogd,

[Houses of the City of Gamron.] in the midst of which stands the flourish

“In the city of Gamron," says NIEUHOFF, ing city of Samarcand. All these places are " the houses are built after a very antique said by travellers to be delightfully plea- manner, like most of the Persian houses ; sant; and the mildness of the air, joined to stand very close together, having each a the clearness of the rivulets, which keep a

square turret, which mounts to a considerperpetual verdure on the plains, give us the able height above the whole structure, havidea of the most charming scenes in na- ing on each side several holes for the free ture."-SIR W. JONES.

passage of the wind and air ; in these turrets they sleep every night during the sum

mer season." [Turkish Water Fête.] “ In 1679, the Grand Seignior Mahomet IV., for his divertisement caused a Dunal- [The Wailing of the Fortune of King mah, or Triumph, to be made, which was

Sudrac.] represented on the water by multitudes of

“ At midnight, the King heard the sound boats hanging out lights, and fireworks on

of weeping and lamentation. He said aloud, the walls of the Seraglio ; and a float was

• Who is there at the gate ?' The soldier made in the sea, representing the island of answered, “O King, I Viravara am in waitMalta, which was battered on all sides by ing."

Let an enquiry be made,' said the a fleet of gallies.” — Ricaut's Hist. of the King, concerning that weeping.' 'Be it Turks.

as the King commands,' said Viravara, and immediately departed.

“ Viravara discovered a damsel, very [The Khatries, their Dress.]

young, exquisitely beautiful, and elegantly “ The Khatries, and in general those who apparelled, to whom he said, “Who art inhabit the country and villages, wear a thou? wherefore dost thou weep?' piece of cotton cloth wrapped round the “ She answered, “I am Lacshmi, the loins like the Brahmins ; another piece of Fortune of King Sudrac, under the shadow finer cloth, generally muslin, is thrown over of whose arm I have long reposed: but am the left shoulder, and hangs round the bo- now forced to depart from him, and theredy, something in the manner of a high-fore weep.'” Hitopadesa. lander's plaid ; a piece of clear muslin almost in the shape of a handkerchief, is wrapped very neatly round the head.”

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