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A LA MÊME LIBRAIRIE :

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75 c.

Horace expliqué d'après une méthode nouvelle, par deux tra

ductions françaises, l'une littérale et juxtalinéaire, présentant le
mot à mot français en regard des mots latins correspondants ;
l'autre correcte et précédée du texte latin, avec des sommaires et
des notes en français ; format in-12. En vente :
Art poétique, par M. Taillefert, inspecteur d'Académie. 1 vo-

lume.
Épîtres, par le même auteur. 1 volume.

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2 fr. Horace, Art poétique, latin-français, traduction de M. Taillefert. 1 volume in-12. Épîtres, latin-français, traduction du même auteur. 1 volume in-12.

1 fr. 50 Odes et Épodes, latin-français, traduction de M. A. Desportes. 1 volume in-12.

2 fr. 50 Satires, latin-français, traduction du même auteur. 1 volume

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60 C.

in-12.

Coulommiers. — Typographie A. MOUSSIN.

FLACCUS

NOUVELLE ÉDITION

PUBLIÉE

AVEC DES ARGUMENTS ET DES NOTES EN FRANÇAIS

ET PRÉCÉDÉE D'UN PRÉCIS

SUR LES MÈTRES EMPLOYÉS PAR HORACE

ce
PAR E. SOMMER

Agrégé des classes supérieures, docteur ès lettres

JOÃO CORREA DOS SANTOS

BIBLIOTITECA
PORTO

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PARIS

LIBRAIRIE DE L. H ACHETTE ET Cie

BOULEVARD SAINT-GERMAIN, NO 77

1869

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NOTICE SUR HORACE.

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Horace ( Quintus Horatius Flaccus) naquit le 8 décembre de l'an de Rome 688, à Venouse, ville située sur les confins de l'Apulie et de la Lucanie, sous le consulat de Lucius Aurélius Cotta et de Lucius Manlius Torquatus. Son père, Flavius Flaccus, simple collecteur d'impôts, l'amena de bonne heure à Rome pour lui faire suivre les leçons des maîtres les plus estimés. L'un de ces maîtres fut le grammairien et rhéteur Orbilius, dont Suétone fait mention dans sa Vie d'Horace. Après avoir passé huit années à Rome, Horace alla perfectionner son éducation à Athènes. César venait de périr. Marcus Brutus, passant à Athènes pour se rendre en Thessalie, où il rassemblait une armée considérable, emmena avec lui plusieurs des jeunes Romains qui se trouvaient dans cette ville. Du nombre fut Horace, qui reçut de Brutus le grade de tribun militaire. Bientôt l'armée des derniers défenseurs de la république et celle des héritiers de César furent en présence dans les champs de Philippes, en Macédoine. On sait que Cassius, ne voulant pas survivre à la ruine de la république, se donna la mort à la fin de la bataille, et que Brutus se perça le cour de son épée; quant à Horace, il abandonna son poste, et prit la fuite en jetant loin de lui son bouclier qui ralentissait sa course.

Cependant le modeste patrimoine d’Horace avait été confisqué, comme tous les biens du parti vaincu, pour devenir la récompense des vétérans de César. Horace revint à Rome, et se cacha pendant quelque temps dans la maison d'Élius Lamia. Il y fit connaissance avec Virgile, qui, loin de se montrer jaloux d'un génie qui

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pouvait devenir son rival, le recommanda à Mécène et lui fit rendre ses biens. Bientôt Mécène admit Horace dans son intimité, et le présenta à Auguste, qui lui offrit un emploi de secrétaire auprès de sa personne. Horace refusa ces fonctions, qui étaient peu d'accord avec ses goûts, et n'en demeura pas moins l'ami de Mécène et d'Auguste, qui le comblèrent de bienfaits : il est vrai que dans ses odes le poëte ne se montrait pas avare de louanges. Quand Auguste, inquiet des préparatifs maritimes que Sextus Pompée faisait contre lui, voulut faire sa paix avec Antoine, Horace accompagna Mécène à Brindes, où furent discutées les conditions du traité signé peu de temps après à Tarente.

Mais Horace, quoique fort habile à ménager l'amitié des grands, était peu fait pour une vie active. Le séjour de Rome avait pour lui peu d'attrait. Aussi le voit-on de moins en moins assidu auprès d'Auguste et même de Mécène, demeurant plus volontiers, l'été dans sa campagne de la Sabine, qu'il tenait de la libéralité de Mécène, et l'hiver, dans une autre maison plus modeste qu'il possédait aux environs de Tarente. Mécène se plaignit un jour de cet abandon, et Horace, dans une épitre pleine de noblesse, se montra résigné à rendre tout ce qu'il avait reçu plutôt qu'à sacrifier sa liberté. Auguste parut également piqué de ce qu'aucune des épitres du poëte nelui était adressée, et Horace, pour le satisfaire, écrivit celle que l'on regarde comme la dernière de toutes, si l'on en excepte l'Art poétique.

Mécène mourut au commencement de novembre de l'an 745, et Horace le suivit au tombeau le vingt-septième jour du même mois, à l'âge de cinquante-sept ans, faisant Auguste son héritier. Les deux amis furent enterrés l'un à côté de l'autre sur le mont Esquilin.

« Pour estimer le caractère d'Horace, dit Schoell dans son Histoire abrégée de la littérature romaine, il suffit de lire sans prévention ses ouvrages,

mais surtout ses satires et ses épîtres, où son âme s'est peinte

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