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SENIOR CANDIDATES.

I.

Translate into English one of the following passages :

A. Dans toute société, soit des animaux, soit des hommes, la violence fit les tyrans ; la douce autorité fait les rois. Le lion et le tigre sur la terre, l'aigle et le vautour dans les airs, ne règnent que par la guerre, ne dominent que par l'abus de la force et par la cruauté ; au lieu que le cygne règne sur les eaux à tous les titres qui fondent un empire de paix, la grandeur, la majesté, la douceur. Avec des puissances, des forces, du courage, et la volonté de n'en pas abuser et de ne les employer que pour sa défense, il sait combattre et vaincre sans jamais attaquer : roi paisible des oiseaux d'eau, il brave les tyrans de l'air; il attend l'aigle sans le provoquer, sans le craindre: il repousse ses assauts en opposant à ses armes la résistance de ses plumes et les coups précipités d'une aile vigoureuse qui lui sert d'égide, et souvent la victoire couronne ses efforts. Au reste, il n'a que ce fier ennemi; tous les autres animaux de guerre le respectent, et il est en paix avec toute la nature: il vit en ami plutôt qu'en roi au milieu des nombreuses peuplades des oiseaux aquatiques, qui toutes semblent se ranger sous sa loi ; il n'est que le chef, le premier habitant d'une république tranquille, où les citoyens n'ont rien à craindre d'un maître qui ne demande qu'autant qu'il leur accorde, et ne veut que calme et liberté.—Buffon.

B.

Le Danseur de corde et le Balancier.
Sur la corde tendue un jeune voltigeur
Apprenait à danser; et déjà son adresse,

Ses tours de force, de souplesse,

Faisaient venir maint spectateur.
Sur son étroit chemin on le voit qui s'avance
Le balancier en main, l'air libre, le

corps droit,
Hardi, léger autant qu'adroit ;
Il s'élève, descend, va, vient, plus haut s'élance,

Retombe, remonte en cadence,

Et, semblable à certains oiseaux
Qui rasent en volant la surface des eaux,

Son pied touche sans qu'on le voie

H

À la corde qui plie et dans l'air le renvoie.
Notre jeune danseur, tout fier de son talent,
Dit un jour : À quoi bon ce balancier pesant

Qui me fatigue et m'embarrasse ?
Si je dansais sans lui, j'aurais bien plus de grâce,

De force et de légèreté.
Aussitôt fait que dit. Le balancier jeté,
Notre étourdi chancelle, étend les bras et tombe.
Il se cassa le nez, et tout le monde en rit.
Jeunes gens, jeunes gens, ne vous a-t-on pas

dit
Que sans règle et sans frein tôt ou tard on succombe ?
La vertu, la raison, les lois, l'autorité
Dans vos désirs fougueux vous causent quelque peine :

C'est le balancier qui vous gêne,
Mais qui fait votre sûreté.

Florian.

II.

Grammatical Questions. 1. What is meant by sujet, complément direct, and complément indirect, in French grammar? Distinguish them in the following sentence : Le travail nous conduit à la vertu, le péché nous en éloigne,

le repentir nous y ramène. 2. With what auxiliary are reflective verbs conjugated, and when is the participle of these verbs variable ?

What prepositions do the following adjectives require before a noun or before a verb in the infinitive ? digne capable

content agréable assidu

apte prêt

différent possible. 4. What are the respective significations of the following homonymes ? écho

foi
lacs

laid
écot

fois
las

lait.

III.

A. 5. Translate into French the following sentences, and refer them to rules :

(1) I, who like study, am never punished; whilst he, who likes nothing but play, is often deprived of it.

(2) He who speaks thus cannot have any feeling of humanity.

(3) We should never speak ill of anybody in his absence.

(4) Whoever knows nothing at twenty, labours not at thirty, has acquired nothing at forty; will never know, do, or possess anything.

(5) Who was it that said—I have been speaking prose for more than forty years without being aware at all of it ??I know. It is the Bourgeois Gentilhomme of Molière.

B.

6. Answer in French the following letter : Mox CHER AMI,

Oxford, 28 Mai 1861. Votre lettre est arrivée à propos. Mon médecin venait de m'ordonner de prendre de l'exercice. La promenade, la chasse, la pêche même, tout ce que vous voudrez, pourvu que vous soyez au grand air,' m'a-t-il dit. Je n'attends plus qu'un mot de vous pour me mettre en route. Emporterai-je mon fusil ou ma ligne ? Avez-vous des bois ou de l'eau dans vos environs ?

Je vous serre la main.

Or,

7. Translate into French :

But Wentworth,—who ever names him without thinking of those harsh dark features, ennobled by their expression into more than the majesty of an antique Jupiter; of that brow, that eye, that cheek, that lip, wherein, as in a chronicle, are written the events of many stormy and disastrous years, high enterprise accomplished, frightful dangers braved, power un. sparingly exercised, suffering unshrinkingly borne; of that fixed look, so full of severity, of mournful anxiety, of deep thought, of dauntless resolution, which seems at once to forebode and to defy a terrible fate, as it lowers on us from the living canvas of Vandyke ? Even at this day the hanghty earl overawes posterity as he overawed his contemporaries, and excites the same interest when arraigned before the tribunal of history which he excited at the bar of the House of Lords. In spite of ourselves, we sometimes feel towards his memory a certain relenting similar to that relenting which his defence, as Sir John Denham tells us, produced in Westminster Hall.—Macaulay's Essays.

CAMBRIDGE LOCAL EXAMINATIONS.

December 1861.

1. JUNIOR CANDIDATES.–LOWER PAPER.

I.
Translate into English :

A.
On exposait une peinture
Où l'artisan avait tracé
Un lion d'immense stature
Par un seul homme terrassé.

Les regardants en tiraient gloire.
Un lion, en passant, rabattit leur caquet:

Je vois bien, dit-il, qu'en effet
On vous donne ici la victoire :
Mais l'ouvrier vous a déçus ;

Il avait liberté de feindre.
Avec plus de raison nous aurions le dessus,

Si mes confrères savaient peindre.

B.

Ainsi dit le renard ; et flatteurs d'applaudir.

On n'osa trop approfondir
Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances,

Les moins pardonnables offenses :
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'âne vint à son tour, et dit : J'ai souvenance

Qu'en un pré de moines passant,
La faim, l'occasiou, l'herbe tendre, et, je pense,

Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue;
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
À ces mots, on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout le mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !

Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait. On le lui fit bien voir.

II.

Grammatical Questions. 1. En. What are the chief meanings of en? What part of speech is it, and how does it differ from en in en effet ?

2. Tiraient. What tense is this? From what verb does it come ? Conjugate the preterite indicative active.

3. Rabattit. What verb does this come from? Conjugate the imperfect and the future indicative. What is the past participle ?

4. On. What part of speech is this?

5. Déçus. What verb does this come from? How do you express the passive voice in French ?

6. Et flatteurs d'applaudir. Explain the construction of these words.

7. Rien n'était. What is the rule for the employment of the negative with the words rien, personne, aucun ?

2, JUNIOR CANDIDATES.-HIGHER PAPER.

I. Translate into English :

Les chevaux, qui se payent quatre francs cinquante centimes par jour, et moitié les jours où ils ne marchent pas, sont des animaux très-laids, passablement vicieux, et plus obstinés que toutes les mules de l'Andalousie ; mais durs à la fatigue, patients, sobres, intelligents, et capables de marcher sur des pointes d'aiguille ou de grimper à des mâts de perroquet. Celui que je montais, son maître l'avait honoré du nom d'Epaminondas. Il est si long qu'on n'en voit pas la fin, et maigre comme un cheval de ballade allemande. Ses défauts, je n'ai jamais pu en savoir le nombre. Aujourd'hui, il s'emporte et m'emporte; demain, il plantera ses quatre pieds en terre et ne bougera non plus qu'un arbre. Il ne saurait passer auprès d'une maison sans entreprendre d'y froisser la jambe de son cavalier, et, lorsqu'il marche entre deux murs, son seul regret est de n'en pouvoir frôler qu'un à la fois. Le sable exerce sur lui une attraction irrésistible; tout chemin un peu poudreux l'invite à s'étendre sur le dos, et le plus désolant, c'est que l'eau des rivières produit exactement sur lui le même effet. Il n'écoute pas la bride, il est indifférent à la

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