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'Je verrai à vous placer chez Laffitte alors. Vous vous entendez en comptabilité ?'. Pas le moins du monde. O général, mon éducation est faussée, mais, je la referai, je vous en donne ma parole d'honneur.' Mais, en attendant, mon ami, avezvous de quoi vivre ?' 'Oh! je n'ai rien,' répondis-je, écrasé par le sentiment de mon impuissance. · Donnez-moi votre adresse : je réfléchirai à ce qu'on peut faire de vous.' J'écrivis. "Nous sommes sauvés,' s'écria-t-il ; vous avez

une belle écriture !' Je laissai tomber ma tête entre les deux mains. — Alexandre Dumas,

II.

Grammatical Questions. 1. How do you form the plural of French nouns generally? Name the exceptions for substantives ending in al, ail, and eu.

2. According to what rule do adjectives form their feminine ? What occurs in the terminations er and gu? Give examples.

3. When is cet used instead of ce, nouvel instead of nouveau, vieil instead of vieux ?

4. What is the place of the personal pronouns-lst, in interrogative sentences ; 2nd, when the imperative is used affirmatively; 3rd, when the imperative is used negatively?

5. How do you translate into French—The gentleman of whom you speak. Whose house is this? Whose voice do I hear ?

6. Write down the present participle of savoir and peindre ; the past participle of cueillir, vivre, mourir, rire, pouvoir.

7. Conjugate the present (indicative mood) of dire, the past definite of rompre and naître, the future of aller.

III.

Translate into French :

A.

Napoleon having failed to cut off the English army, returned to France, leaving precise instructions with his Lieutenants for the invasion of Portugal. Marshal Ney, who reached Corunna three days after the battle, was to hold Gallica. Soult was to march by Oporto upon Lisbon. General Lapisse, previously directed on Ciudad Rodrigo with twelve thousand men, was to connect Soult's invasion with another, to be conducted south of the Tagus by Marshal Victor, who had thirty thousand troops. Soult had twenty-five thousand, and after several battles with the Portuguese of the northern provinces, stormed Oporto, in March ; but he could hear nothing of Lapisse or Victor, and his own progressive strength being exhausted, he endeavoured to establish himself firmly until new combinations could be formed.—Sir William Napier.

B. The common fluency of speech in many men, and most women, is owing to a scarcity of matter and scarcity of words; for whoever is a master of language and has a mind full of ideas, will be apt, in speaking, to hesitate upon the choice of both ; whereas common speakers have only one set of ideas, and one set of words to clothe them in, and these are always ready at the mouth. So people come faster out of a church when it is almost empty, than when a crowd is at the door. -Swift

DIRECT COMMISSIONS.

August 1864.

I. Traduisez en anglais :

A. Caroline. Quoi, tu n'as pas peur ?

Valérie. Non, je suis tranquille, (lui prenant la main,) tout à fait calme, voyez plutôt; et puis vous serez près de moi, n'est-il pas vrai ?

Le Comte. Oui, sans doute. (Appelant.) Ambroise! (Bas, à Caroline.) Je l'ai prévenu. (Haut, à Valérie.) Ambroise va vous conduire dans le petit salon.

Valérie. C'est bien. (À Ernest, avec un sourire.) Vous venez, n'est-ce pas ?

Le Comte. Oui, oui, je vous suis. (Valérie sort, conduite par Ambroise.)

LE COMTE, CAROLINE. Caroline. Eh, mais, qu'avez-vous donc ?

Le Comte, très-ému. Je ne puis vous dire ce que j'éprouve. Arrivé à ce moment que j'ai tant désiré, je ne me reconnais plus ; toute ma résolution m'abandonne ; je tremble.

Caroline. Allons, mon ami, allons, remettez-vous.

Le Comte. Jamais je n'aurai la force. .

Caroline. Ernest, mon ami, du courage ! revenez à vous ! Songez à notre amitié. Songez à Valérie !-Scène de Valérie,' par Scribe.

B.

L'enthousiasme nous sert d'asile à nous-mêmes contre les peines les plus amères, et c'est le seul sentiment qui puisse calmer sans refroidir.

Les affections les plus simples, celles que tous les cours se croient capables de sentir, l'amour maternel, l'amour filial, peut-on se vanter de les avoir connues dans leur plénitude quand on n'y a pas mêlé d'enthousiasme ! Comment aimer son fils sans se flatter qu'il sera noble et fier, sans souhaiter pour lui la gloire qui multiplierait sa vie, qui nous ferait entendre de toutes parts le nom que notre cour répète ? Pourquoi ne jouirait-on pas avec transport des talents de son fils, du charme de sa fille ? Quelle singulière ingratitude envers la Divinité que l'indifférence pour ses dons ! Ne sontils pas célestes, puisqu'ils rendent plus facile de plaire à ce qu'on aime ?–Madame de Staël.

II.

Questions Grammaticales. 1. Dites les deux participes, la première personne plurielle de l'indicatif présent, la première personne du singulier du passé défini, du futur simple, du présent et de l'imparfait du subjonctif des verbes prévenu, prévu, suis (dans la phrase je vous suis-see I, A.), puisse et plaire. Comment ces différents temps, mentionnés ci-dessus, se forment-ils ?

2. Quelle est la différence de signification entre les phrases suivantes ? —Si Ambroise va vous conduire . . . Si Ambroise vient vous conduire . . . Si Ambroise vient de vous conduire. ... Si Ambroise vient à vous conduire

3. C'est bien.' (I, A.) Pourrait-on dire il est bien, en place de c'est bien ? Si non, expliquez la règle grammaticale qui s'y oppose.

4. "Je ne puis vous dire. .' (I, A.) Quelles sont les règles particulières de syntaxe qui se trouvent appliquées dans cette phrase ?

5. Les peines les plus amères. ... (I, B.) Cette phrase se construirait-elle de même en anglais ? Si non, quelle

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différence établissez-vous ?—Comment se forment le comparatif et le superlatif français ?

6. “Le seul sentiment qui puisse calmer : (I, B.) D'après quelle règle le subjonctif est-il employé ici ?

7. Peut-on se vanter de les avoir connues ?' (I, B.) Analysez cette phrase et faites ressortir ce qu'elle renferme de particulier à la syntaxe française.

III. Traduisez en français :

A. 1. France and England are two powerful countries ; are they not? 2. Have you ever passed through Spain, Russia, and Italy? 3. Black and white are two opposite colours. 4. You must give us good bread, good meat, and good eggs; you know it. 5. We have bought cheese, beer, and fruit, all very cheap.

6. The General was received in triumph, an honour he well deserved. 7. What's o'clock now, can you tell me ? 8. I think it must be nearly half-past nine. 9. I should like you to let me hear from you as soon as possible. 10. Will you be good enough to write me a long letter, full of particulars, in French of course ? 11. But, if I do not know French, what then?

B. Chaucer was the first great writer of the new language, as well as the founder of a new literature. Although impregnated with the notions of his time, yet in one respect he far outstripped his contemporaries. He was the first who studied and noted differences of character, who essayed to image forth living personages; personages whose past history could be read, whose future actions could be divined, and who, after the lapse of four hundred years, stand forth before our eyes as individuals and as types, and occupy places in our memories like the creations of Shakspeare.-Westininster Review.

41

ROYAL MILITARY ACADEMY, WOOLWICH.

July 1861.

FIRST PAPER.

I.

Traduisez en anglais :

A.

Mort de Turenne, Il monta à cheval le samedi à deux heures, après avoir mangé; et comme il avait bien des gens avec lui, il les laissa tous à trente pas de la hauteur où il voulait aller, et dit au petit d'Elbeuf: 'Mon neveu, demeurez là ; vous ne faites que tourner autour de moi, vous me feriez reconnaître.' M. d'Hamilton, qui se trouva près de l'endroit où il allait, lui dit: • Monsieur, venez par ici; on tirera du côté où vous allez.'

Monsieur,' lui dit-il, ‘vous avez raison ; je ne veux point du tout être tué aujourd'hui, cela sera le mieux du monde. Il eut à peine tourné son cheval qu'il aperçut Saint-Hilaire, le chapeau à la main, qui lui dit: 'Monsieur, jetez les yeux sur cette batterie que je viens de faire placer là.' M. de Turenne revint, et dans l'instant, sans être arrété, il eut le bras et le corps fracassés du même coup qui emporta le bras et la main qui tenait le chapeau de Saint-Hilaire. ----Madame de Sévigné.

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Ne vous suffit-il pas que je l'ai condamné ?
Ne vous suffit-il pas que ma gloire offensée
Demande une victime à moi seule adressée ?
Qu'Hermoine est le prix d'un tyran opprimé ;
Que je le hais; enfin, seigneur, que je l'aimai?
Je ne m'en cache point, l'ingrat m'avait su plaire,
Soit qu'ainsi l'ordonnât mon amour ou mon père,
N'importe ; mais enfin réglez-vous là-dessus.
Malgré mes veux, seigneur, honteusement déçus,
Malgré la juste horreur que son crime me donne,
Tant qu'il vivra, craignez que je ne lui pardonne.
Doutez jusqu'à sa mort d'un courroux incertain ;
S'il ne meurt aujourd'hui, je puis l'aimer demain.

Racine, 'Andromaque.!

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