Imágenes de páginas
PDF
EPUB

SECOND PAPER.

I.

Traduisez en anglais :

A.

La nature est le trône extérieur de la magnificence divine. L'homme qui la contemple, qui l'étudie, s'élève par degrés au trône intérieur de la Toute-puissance. Fait pour adorer le Créateur, il commande à toutes les créatures; vassal du ciel, roi de la terre, il l'ennoblit, la peuple et l'enrichit; il établit entre les êtres vivants l'ordre, la subordination, l'harmonie ; il embellit la nature même; il la cultive, l'étend et la polit, en élague le chardon et la ronce, y multiplie le raisin et la rose. Voyez ces plages désertes, ces tristes contrées où l'homme n'a jamais résidé, couvertes ou plutôt hérissées de bois épais et noirs, dans toutes les parties élevées ; des arbres sans écorce et sans cime, courbés, rompus, tombant de vétusté—d'autres, en plus grand nombre, gisants au pied des premiers, pour pourrir sur des monceaux déja pourris, étouffant, ensevellissant les germes prêts à éclore. La nature qui partout ailleurs brille par sa jeunesse, paraît ici dans la décrépitude.Buffon.

B.

les uns,

Jeunes hommes, vieillards aux longues destinées,
Vous, couronnés de fleurs ; vous, couronnés d'années,
Si vous faites le mal sous la voûte des cieux,
Regardez devant vous et soyez sérieux.
Ce sont des instants courts et douteux

que

les nôtres. L'âge vient pour

la tombe s'ouvre aux autres.
Donc, jeunes gens, si fiers d'être puissants et forts,
Songez aux vieux; et vous, vieillards, songez aux morts !
Soyez hospitaliers surtout ! C'est la loi douce.
Quand on chasse un passant, sait-on qui l'on repousse ?
Sait-on de quelle part il vient ? Fussiez-vous rois,
Que le pauvre pour vous soit sacré ! Quelquefois
Dieu qui d'un souffle abat les sapins centenaires,
Remplit d'événements, d'éclairs et de tonnerres
Déjà

grondant dans l'ombre à l'heure où nous parlons, La main qu’un mendiant cache sous ses haillons !

Victor Hugo.

II.

Questions Grammaticales. 1. Dans l'extrait de Buffon, si au lieu de germes prêts à éclore, il y avait 'germes près d'éclore,' en quoi le sens de la phrase serait-il modifié ? Expliquez en un mot la différence entre près de et prêt à.

2. Au lieu de roi de la terre, il l'ennoblit,' Buffon aurait-il pu dire: "il l'anoblit' ? Quelle est la signification exacte de ces deux verbes, ennoblir et anoblir ?

3. Dans quel cas rien exige-t-il dans une phrase la particule négative ne ? Dans quel autre cas, au contraire, doit-il s'en passer? Appuyez votre réponse sur deux exemples.

4. Ecrivez, avec toutes les personnes du temps, le présent de l'indicatif d'apercevoir ; l'imparfait de résoudre ; le futur de faire ; l'impératif de croître ; le passé défini de joindre; le présent du subjonctif de mourir ; l'imparfait du subjonctif de conclure ; le participe présent de savoir ; le participe passé d'oindre et de naître.

5. Le pronom possessif its peut-il toujours se rendre par son, sa, ses ? Par exemple, cette phrase est-elle correcte ? Il a étudié la philosophie de l'histoire, mais il ne connaît pas toutes ses lois. Si votre réponse est négative, dites pourquoi la construction française doit différer ici de la construction anglaise.

6. Quelles sont les différentes manières de traduire le verbe to shoot, dans les phrases suivantes ?-Do you know how to shoot ? He was sentenced to be shot by court-martial. He has shot himself with a pistol. He died, having been shot inadvertently by his friend. Rufus was shot through by an arrow, in the New Forest.

III.

6

Traduisez en français :

After the battle of Waterloo, Wellington rode to Brussels, and the first person who entered his room on the morning of the 19th was Dr. Hume. "He had, as usual,' says the doctor,

taken off his clothes, but his face was covered with the dust and sweat of the previous day; he extended his hand to me, which I held in mine while I told him of Sir Alexander Gordon's death. He was much affected. I felt his tears dripping fast upon my hands, and looking towards him, saw them chasing one another in furrows over his dusty cheeks. He brushed them suddenly away with his left hand, and said to me in a voice tremulous with emotion : "Well, thank God! I don't know what it is to lose a battle, but certainly nothing can be more painful than to gain one with the loss of so many of one's friends.'—Lord William Lennox.

[blocks in formation]

Il est certain, de l'aveu propre des Romains, que les Gaulois les surpassaient en force de corps, et ne leur cédaient pas en courage. Polybe nous fait voir qu'en une rencontre décisive les Gaulois, d'ailleurs plus forts en nombre, montrèrent plus de hardiesse que ne firent les Romains, quelque déterminés qu'ils fussent; et nous voyons toutefois en cette même rencontre ces Romains, inférieurs en tout le reste, l'emporter sur les Gaulois, parce qu'ils savaient choisir de meilleures armes, se ranger dans un meilleur ordre, et mieux profiter du temps dans la mêlée. C'est ce que vous pourrez voir quelque jour plus exactement dans Polybe ; et vous avez souvent remarqué vous-même, dans les Commentaires de César, que les Romains

ont subjugué les Gaulois, plus encore par les adresses de l'art militaire, que par leur valeur.Bossuet.

B.

Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux :
Ces deux divinités n'accordent à nos vœux
Que des biens peu certains, qu’un plaisir peu tranquille;
Des soucis dévorants c'est l'éternel asile :
Véritable vautour, que le fils de Japet
Représente enchaîné sur son triste sommet.
L’humble toit est exempt d'un tribut si funeste.
Le sage y vit en paix, et méprise le reste :
Content de ses douceurs, errant parmi les bois,
Il regarde à ses pieds les favoris des rois ;

Il lit au front de ceux qu'un vain luxe environne
Que la fortune vend ce qu'on croit qu'elle donne.
Approche-t-il du but, quitte-t-il ce séjour,
Rien ne trouble sa fin, c'est le soir d'un beau jour.

La Fontaine.

II.

Questions Grammaticales. 1. Il est certain

C'est ce que vous pourrez voir. (See I, A.) C'est le soir d'un beau jour.' (I, B.) Expliquez par la règle grammaticale la différence de signification et d'emploi de il est et de (ce est) c'est dans la syntaxe française. Donnez des exemples.

2.' Voyons, savaient, pourrez, vit, croit.' Dites les temps primitifs de ces verbes, et indiquez, en les citant, les différents temps qui en sont dérivés (la première personne du singulier seulement). 3. Les Gaulois

montrèrent plus de hardiesse que ne firent les Romains. Comment expliquez-vous l'emploi de ne dans la seconde partie de cette phrase ? Est-il toujours indispensable ? Quand faut-il l'employer, quand l'omettre, soit dans la première ou dans la seconde partie des phrases de cette nature ? Citez des exemples. 4. “Quelque déterminés qu'ils fussent.'

Donnez les règles sur le sens et sur l'emploi de quelque et de quel que dans les différentes positions qu'ils peuvent occuper: devant un adjectif, un adverbe, ou un nom de nombre; devant un substantif; devant un verbe. Citez des exemples.

5. Ecrivez le féminin, au singulier et au pluriel, des mots suivants : certain, Romain, Gaulois, déterminé, inférieur, heureux, tranquille, éternel, favori, roi, ceux, vain.

III.

Either, Write a short Essay in French on the pleasures of travelling, and name, with the 'reasons in support of your choice, the country where you would particularly wish to travel ;

Or, Translate into French :

In the midst of these my musings, the lady desired me to reach her a little salt upon the point of my knife, which I

blank ;

did in such a trepidation and hurry of obedience, that I let it drop by the way; at which she immediately startled, and said it fell towards her. Upon this I looked

very

and observing the concern of the whole table, began to consider myself, with some confusion, as a person that had brought a disaster upon the family. The lady, however, recovering herself after a little space, said to her husband, with a sigh, “My dear, misfortunes never come single. My friend, I found, acted but an under part at his table, and being a man of more good-nature than understanding, thinks himself obliged to fall in with all the passions and humours of his yoke-fellow. “Do not you remember, child,' says she, that the pigeon-house fell the very afternoon that our careless wench spilt the salt upon the table ?' 'Yes,' says he, ‘my dear, and the next post brought us an account of the battle of Almanza.' The reader may guess at the figure I made, after having done all this mischief. I dispatched my dinner as soon as I could, with my usual taciturnity.-Addison, Popular Superstitions.'

SECOND PAPER.

I.

Translate into English :

A.

L'exemple fut donné par la grande Amsterdam. Elle lâcha les écluses d'eau douce, perça les digues, livra à l'Océan l'admirable campagne qui l'entoure. Enorme sacrifice ! Ce n'était pas là, comme ailleurs, des prairies qu'on mettait sous l'eau. C'étaient les villas, les palais, les plus riches maisons de la terre, les serres, les jardins exotiques, ces trésors qui déjà faisaient de ce pays l'universel musée du monde. Cela fut grand. Car la ville est un comptoir, un magasin; chacun a sa chère petite terre, et son foyer aimé dans la campagne voisine. Ce peuple qui vit d'intérieur, quand il a couru au Japon, à Surinam, partout, y rapporte tout ce qu'il peut et enterre là son âme. Voilà ce qu'on donna à la mer. Au prix de cette amère douleur, la Hollande affranchie se connut, et sentit que cette âme libre n'était pas enterrée, mais qu'elle planait sur l'Océan même et sur cette invincible flotte qui vint majestueusement entourer Amsterdam.--Michelet.

« AnteriorContinuar »