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insensés dans les ouvres ; philosophes dans l'inutilité des conversations, people dans tout le cours de notre conduite ; toujours éloquents à décrier le monde, toujours plus vifs á l'aimer. Nous fléchissons le genou avec la multitude, devant l'idole que nous venions de fouler aux pieds ; et à nos mépris succèdent bientôt de nouveaux hommages. Ce qui paraît grand aux yeux du monde est toujours grand pour nous : ce qu'il appelle bonheur, est la seule félicité où notre coeur aspire : ce qu'il vante, est la seule gloire qui nous touche. Ouvrons enfin les yeux, et que cette cérémonie de religion et de tristesse confonde la vanité de nos jugements, et nous rappelle de l'erreur des sens aux lumières de la foi.—Massillon.

(6)
Combat singulier de Turenne et de d'Aumale.
Tantôt avec fureur l'un d'eux se précipite;
L'autre d'un pas léger se détourne, et l'évite.
Tantôt plus rapprochés ils semblent se saisir ;
Leur péril renaissant donne un affreux plaisir ;
On se plaît à les voir s'observer et se craindre,
Avancer, s'arrêter, se mesurer, s'atteindre ;
Le fer étincelant, avec art détourné,
Par de feints mouvements trompe l'oeil étonné.
Telle on voit du soleil la lumière éclatante
Briser ses traits de feu dans l'onde transparente,
Et se rompant encor par des chemins divers,
De ce cristal mouvant repasser dans les airs.
Le spectateur surpris, et ne pouvant le croire,
Voyait à tout moment leur chute et leur victoire.
D'Aumale est plus ardent, plus fort, plus furieux;
Turenne est plus adroit, et moins impétueux;
Maître de tous ses sens, animé sans colère,
Il fatigue à loisir son terrible adversaire.
D’Aumale en vains efforts épuise sa vigueur :
Bientôt son bras lassé ne sert plus sa valeur.
Turenne, qui l'observe, aperçoit sa faiblesse ;
Il se ranime alors, il le pousse, il le presse.
Enfin d'un coup mortel il lui perce le flanc.
D'Aumale est renversé dans les flots de son sang.

Voltaire.

II.

Esquissez à larges traits la biographie d'un des grands capitaines du 17me ou du 18me siècle ; donnez une appréciation sommaire de sa carrière, de son talent, et des raisons ou des circonstances qui lui ont valu un nom et sa célébrité dans l'histoire.

III.

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Questions Grammaticales. 1. Quelle différence faites-vous entre voie, vois, et voix ; devant, avant, et auparavant ? 2. Quelle différence y a-t-il entre il vient de ..

et il vient à précédant un infinitif ? Quand faut-il supprimer la préposition après venir suivi d'un infinitif ?

3. De quel temps forme-t-on le pluriel du présent, et l'imparfait, de l'indicatif ; le subjonctif présent; l'imparfait du subjonctif ; le futur et le conditionnel simples ?

4. «Il a droit à de nouveaux hommages.'—Pourquoi de et non des nouveaux hommages ?—Expliquez la règle.

5. 'Il faut que cette cérémonie confonde la vanité.'—Quand faut-il employer le subjonctif, en général, et quand au présent, et quand au passé ?

6. Expliquez la règle de la déclinaison des deux participes.

IV.

Translate into French :

Marlborough having made his reconnoissance, determined to change the whole order of his attack, though it took him five hours to do so. He saw it was not necessary for him to trouble himself about the French left, which could do him no harm, and he determined, therefore, to fall with all his force on the village of Ramillies in the centre. Villeroy might have amended this vicious disposition in the time thus allowed him. Lieutenant-General de Gassion, who, as next in rank, commanded the left, observed its evil position, and entreated him

'You are lost if you do not at once change the order of battle ; disengage your left and march it against the enemy, who is only your equal in number; draw your lines you delay an instant, you are lost.' But it was altogether useless for M. de Gassion to propose anything; the Marshal would not listen to him, and ordered him not to quit his post without express orders. "Toute la gauche,' said the French general with a shrug, 'reste inutile le nez dans le marais.'--Sir E. Cust, Wars of the Eighteenth Century.

to do so.

:

STAFF COLLEGE.

December 1861.

I.

Traduisez en anglais :

A.

Tout le règne de Louis XIV. est dans ces deux hommes, Richelieu et Mazarin, l'un la terreur, l'autre l'attrait de la royauté. On a apprécié et peut-être flatté Richelieu ; on n'a pas encore mis Mazarin à sa hauteur dans l'histoire, Machiavel sans crime de la monarchie française ; Louis XIV., après sa mort, n'eut rien à conquérir en autorité et en respect, il n'eut qu'à régner.

Grâce à ces deux précurseurs, n'eut pas besoin d'être un grand homme pour être un grand roi. Il lui suffisait d'avoir un coeur élevé et un esprit juste ; il eut l'un et l'autre. Ce qui éclairait son esprit, ce n'était pas le génie, c'était le bon

Ce qui élevait son cour, ce n'était pas la grandeur d'âme, c'était l'orgueil. Mazarin lui avait appris à mépriser les hommes et à croire au caractère divin de son pouvoir : il y croyait; c'était sa force.

Ce caractère de Louis XIV. orné seulement à l'extérieur d'un reste de chevalerie des Valois, qui décorait en lui l'égoïsme, et dans sa cour la servitude, n'avait de grand que

la personnalité. Il pensait à lui, il était né maître, il commandait bien, il était poli dans la forme, fidèle à ses serviteurs, sensible au mérite, aimant à absorber dans ce qu'il appelait sa gloire les grandes renommées, les grandes vertus.--De Lamartine.

sens.

B.

Ayant mis mon assiette à soupe trop près du bord de la table, en saluant mademoiselle Ada, qui me complimentait poliment sur la forme de mon gilet, je laissai tomber tout le potage bouillant sur mes genoux. En dépit d'une provision de serviettes qu'on m'offrit ausitôt pour essuyer la surface de mes habits, je crus, pendant quelques minutes, me sentir cuire dans une chaudière. Mais me rappelant que Sir Thomas avait dissimulé sa souffrance quand je lui avais marché sur l'orteil, je supportai courageusement mon mal en silence, et je m'assis au milieu des rires étouffés des dames et des domestiques. Je ne raconterai pas les nombreuses balourdises que je fis durant le premier service, ni l'embarras que j'éprouvai quand on me pria de découper un poulet ou de servir de divers plats qui se trouvaient dans mon voisinage, répandant une saucière et renversant une salière ; je me hâte d'arriver au second service, où de nouveaux désastres m’achevèrent.—Alexandre Dumas..

II.

Questions Grammaticales 1. Quel est le pluriel de sapeur-pompier, lieutenant-général aide-de-camp, porte-drapeau, garde national, cent-Suisses, arcboutant, Monseigneur ?

2. Quel est le sens de ces mots pris au masculin ou au féminin? -un enseigne et une enseigne, un cornette et une cornette, un garde et une garde, un trompette et une trompette, un manoeuvre et une manoeuvre, de grands aigles ou des aigles victorieuses.

3. Dans quel cas jamais signifie-t-il ever, et dans quel autre cas signifie-t-il never ? Donnez des exemples de l'un et l'autre

sens.

4. Ecrivez la première personne du pluriel, présent de l'indicatif, des verbes menacer, voyager, boire, faire, mourir, périr, fuir.

5. Citez la plupart des cas où vous faites usage en français du subjonctif. Quand employez-vous ce mode au présent ou à l'imparfait ?

6. Par quoi remplacez-vous le futur et le conditionnel après si ? Quand maintenez-vous au contraire ces deux temps après la même conjonction ? Appuyez votre réponse par des exemples.

III.

Traduisez en français :

I wish and propose to open the campaign on the 1st of May, and to aid the several Spanish corps ; but, from all I hear, I am afraid that none of them will be ready. We shall be so, I hope, completely: and if there were money, I should entertain no doubts of the result of the next campaign: but I have certainly the most obstinate and worst-tempered people to deal with that I have yet met in

my

life. The next campaign depends upon our financial resources. I shall be able in a month to take the field with a larger and more efficient British and Portuguese force than I have yet had; there are more Spanish troops clothed, armed, and disciplined than have ever been known; and we are making daily progress towards getting out of the chaos in which I found matters.

I never saw the British army so healthy and so strong; we have gained in strength 25,000 men since we went into cantonments in the beginning of December, and infinitely more in efficiency.Duke of Wellington.

CIVIL SERVICE OF INDIA.

July 1861.

I.

· Translate into English :

A.

Le Massacre des Français à Palerme.
Du lieu saint, à pas lents, je montais les degrés,
Encore jonchés de fleurs et de rameaux sacrés.
Le peuple, prosterné sous ces voûtes antiques,
Avait du Roi-Prophète entonné les cantiques :
D’un formidable bruit le temple est ébranlé.
Tout-à-coup sur l’airain ses portes ont roulé.
Il s'ouvre; des vieillards, des femmes éperdues,
Des prêtres, des soldats, assiégeant les issues,
Poursuivis, menaçants, l'un par l'autre heurtés,
S'élancent loin du seuil à flots précipités.
Ces mots : 'Guerre aux tyrans !' volent de bouche en

bouche ;
Le prêtre les répète avec un oeil farouche ;
L'enfant même y répond. Je veux fuir, et soudain
Ce torrent qui grossit me ferme le chemin.
Nos vainquenrs, qu’un amour profane et téméraire
Rassemblait pour leur perte au pied du sanctuaire,
Calmes, quoique surpris, entendent sans terreur
Les cris tumultueux d'une foule en fureur.
Le fer brille, le nombre accablait leur

courage
Un chevalier s'élance, il se fraie un passage ;

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