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ces assemblées, voici la description du synode provincial.

L'archevêque métropolitain d'une province doit assembler, tous les trois ans, tous ses évêques suffragans, pour régler ce qui concerne le dogme, les mours et la discipline. Il envoie des lettres circulaires aux évêques et à tous ceux qui ont droit d'assister au synode. Un mois ou deux avant l'ouverture de l'assemblée, le mandement de convocation est affiché à la porte de la cathédrale. Les curés annoncent le synode dans leurs paroisses les trois derniers dimanches qui le précèdent, et ils exhortent les fidèles à prier Dieu qu'il répande ses lumières et ses bénédictions sur cette assemblée. Le siége de l'archevêque président est placé sur une estrade auprès de l'autel : vis-à-vis de lui, les évêques sont rangés en demi-cercle : derrière les évêques, sont placés, dans le même ordre, les abbés et les autres membres du clergé; disposition qui forme deux demi-cercles. Le jour qui précède l'ouverture du synode, les cloches de la cathédrale et de toutes les paroisses de la ville se font entendre depuis les premières vêpres, jusqu'au moment où l'archevêque entre dans l'église où se tient l'assemblée : les ornemens de l'archevêque sont l'amict, l'aube, la ceinture, l'étole et la mitre archiépiscopale : les évêques sont revêtus du rochet, de l'amict, du pluvial et de la mitre épiscopale : les abbés portent le pluvial et la mitre simple; les chanoines ont le pluvial, la planète et la dalmatique. Tous ces ornemens doivent être rouges. Au jour marqué, tous les Pères du synode, ainsi parés, sortent du palais de l'archevêque, et se rendent en procession à l'église, au son des cloches et des orgues. En entrant dans l'église, on leur présente les reliques de quelques saints, qu'ils saluent avec respect. Après la messe du Saint-Esprit, l'archevêque se dépouille d'une partie

de ses ornemens pontisicaux, prend le pluvial, et chante, à genoux, une antienne qui est répétée par son clergé, aussi à genoux.

L'archevêque termine chaque session par une bénédiction solennelle qu'il donne à l'assemblée, ayant la croix devant lui. A la fin de la derniere session, on confirme tous les décrets des synodes. Un diacre dit: Recedamus in pace; « Retirons-nous en paix.

» Tous les évêques suffragans donnent le baiser de paix à l'archevêque, et puis s'embrassent entr'eux. C'est par cette cérémonie de cordialité que se termine le synode.

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TAB

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TABASQUET. Les Nègres maliométans, qui habitent les pays intérieurs de la Guinée, appellent ainsi une fête solennelle qu'ils célèbrent à la fin de leur ramadan, et qui a du rapport avec le bairam des Turcs et des Maures. Quelque temps avant que le soleil se couche, on voit paroître cinq marabouts, ayant des tuniques blanches, assez semblables aux surplis de nos ecclésiastiques. Ils marchent de front, armés de longues zagaies. Deux Nègres conduisent devant eux cinq bæufs choisis parmi les plus beaux et les plus

pays. Ils sont ornés de feuillages , et revêtus de toiles de coton très-fines. Après les marabouts, marchent les chefs des villages, parés de leurs plus beaux habits, tenant en main plusieurs sortes d'armes, comme des zagaies, des sabres, des poignards; quelques-uns portent des boucliers. Viennent ensuite les habitans des villages : ils marchent cinq de front, et portent les mêmes armes que leurs chefs. Ils se rendent, dans cet ordre, au bord de la rivière. Là, on attache les boufs à des piquets; et le marabout le plus respectable par son ancienneté met à terre sa zagaie, étend les bras du côté de l'orient, et répète jusqu'à trois fois : Salamaleck! en criant de toutes ses forces. Son exemple est imité par tous les autres, qui, comme lui, posent leurs armes à terre, et font ensemble la prière accoutumée. Lorsqu'elle est finie, chacun reprend ses armes. Par l'ordre du plus ancien marabout, les Nègres qui ont conduit les bœufs, les renversent, et enfoncent dans la terre une de leurs cornes, observant de leur tourner la tête du côté de l'orient. Dans cet état , ils les immolent. Pendant que le

sang de ces animaux coule; ils leur jettent du sable

dans les yeux,

de peur qu'ils ne regardent ceux qui les égorgent; ce qui seroit d'un très-mauvais augure. Lorsque les bæufs sont morts, on les écorche ; on les coupe par quartiers, et les habitans de chaque village emportent leur bæuf, qu'ils font cuire. La fête se termine par le folgar, espèce de danse pour laquelle les Nègres ont une extrême passion. Voyez Folgar.

TABERNACLE. 1. C'étoit le lieu dans lequel résidoit la majesté de Dieu, au milieu du peuple juif, avant la construction du temple. Dieu lui-même avoit donné à Moyse le plan et les dimensions de cet édifice sacré, qui n'étoit qu'une tente distinguée des autres par sa magnificence, et que l'on pouvoit transporter partout. Sa figure étoit un carré oblong, qui avoit trente coudées de longueur, dix de largeur et autant de hauteur. Il y avoit en dedans deux appartemens : le plus reculé se nommoit le Sanctuaire, ou le Saint des Saints ; l'autre étoit appelé le Lieu saint, ou simplement le Saint. Ces deux appartemens étoient séparés par une rangée de quatre colonnes de bois de séthim (1), couvertes d'or, et posées sur des piédestaux d'argent. Au haut de ces colonnes, éloit attaché, avec des crochets d'or, un rideau richement brodé. A l'entrée du Lieu saint, il y avoit une autre rangée de cinq colonnes sur des piédestaux d'airain. Au haut de ces colonnes étoit suspendu un grand rideau qui empêchoit ceux du dehors de voir l'intérieur du Lieu saint. Tout l'édifice étoit fermé, du côté du septentrion, de l'occident et du midi, par des planches de bois de séthim, couvertes d'or, et revêtues de riches tapisseries : du côté de l'orient, il étoit couvert d'un grand rideau. Il régnoit une obscurité profonde dans ces deux appartemens, qui contribuoit beaucoup à augmenter le respect qu'ils inspiroient. On ne trouve pas, dans l'Ecriture, qu'ils eussent au

(1) Bois précieux qui se trouve dans l'Arabie Déserte.

cune ouverture pour donner passage à la lumière.

Voyez PROPITIATOIRE, ARCHE, Parvis.

2. On appelle tabernacle, parmi les Chrétiens, un

petit temple de bois doré, ou de matière plus pré-
cieuse, situé au milieu de l'autel, et destiné à renfer-
mer le saint sacrement.

TABLE DES PAINS DE PROPOSITION. C'étoit une table

de bois de séthim, revêtue d'or, placée par Moyse

dans l'appartement extérieur du tabernacle, appelé le

Saint. C'étoit sur cette table qu'on mettoit les pains

de Proposition. Il y avoit dessus quelques réchauds

d'or, où brûloit de l'encens, avec plusieurs ustensiles

destinés au service du Lieu saint. Lorsque Salomon

fit construire le temple, il y plaça cinq tables pour

les pains de Proposition.

Table de la loi. Voyez DÉCALOGUE.

Sainte table. Les Chrétiens appellent ainsi la com-

munion, dans un sens figuré, regardant l'Eucharistie
comme un banquet céleste auquel Jésus-Christ les
invite. C'est sous cette figure que ce sacrement est
souvent présenté dans l'Evangile.

TAHARET ; nom de la troisième ablution pres-
crite

par l'Alcoran. Elle doit se faire après les évacua-
tions uaturelles, et consiste à laver avec les trois
derniers doigts de la main gauche les parties du corps
souillées de quelque ordure.

TALAGNO : cérémonie qui est en usage dans le
royaume d'Aracan, pour la guérison des maladies.
Owington, voyageur anglais, en a donné la descrip-
tion : voici les termes du traducteur français. « On
prépare une chambre qu'on orne de riches tapis, et
à l'extrémité de laquelle on dresse un autel avec une
idole dessus. Le jour marqué, les prêtres et les parens
du malade s'assemblent: on les y régale pendant huit
jours de suite, et on leur y donne le plaisir de toute
sorte de musique. Ce qu'il y a de plus ridicule, c'est

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